26E dimanche du temps ordinaire - Année A
Sur quoi l’évangile de ce dimanche veut-il attirer notre attention ? Je répondrais bien sur la
confiance et la liberté.
Sur la confiance
Nous avançons dans la vie et nous pouvons être heureux que si nous sommes entourés de personnes en qui nous avons toute confiance et qui elles aussi nous font confiance. Le mal être qui touche certaines personnes a souvent sa cause dans une difficulté à faire confiance et à se faire confiance. Dans la vie d’aujourd’hui, il y a des moments où nous-mêmes arrivons à nous dire : ‘A qui pouvons-nous faire confiance ? » La question peut se poser dans une relation directe avec quelqu’un. Il nous revient de « tester » nous même si nous pouvons avancer ou pas dans une relation qui commence. Et puis nous vivons dans un monde truffé de médias. La question de confiance se pose par rapport à la vérité des informations qu’on nous donne, par rapport aux publicités qu’on nous envoie et dans les achats que nous sommes amenés à faire. Et là, il est plus difficile de faire la part entre le vrai et le faux. La confiance ou la méfiance se joue aussi par rapport aux institutions qui règlent la marche de notre vie ensemble. Tenez notre confiance et notre discernement vont être sollicités dans cette année d’élections. Même notre Église a été secouée par les scandales perpétués par certains de ses membres. Certains de nos frères et sœurs ont pris leurs distances sur la base de ces évènements. Heureusement, l’Église de France
a pris les grands moyens pour qu’elle redevienne une maison sûre comme le disaient certaines affiches.
Vous savez que la confiance et la foi ne sont pas loin l’une de l’autre. Être croyant en Jésus Christ c’est lui faire toute confiance, c’est décider de le suivre, c’est décider qu’il soit le guide de notre vie à jamais. Pour certains d’entre nous, cette confiance nous a accompagnés dès les premiers jours de notre vie mais pour d’autres, elle est venue après de nombreux mois voire des années de questionnement et c’est bien aussi.
Jésus le premier a marché à la confiance. En son Père en premier. Chaque page de l’évangile nous le montre soucieux de découvrir la volonté de son Père et de l’accomplir. L’expression de sa confiance culmine dans les paroles du Notre Père. Puis Jésus a fait confiance aux 12 disciples qu’il a appelés nommément pour être avec lui. Il leur a fait totalement confiance en les envoyant en mission 2 par 2 en avant de lui, avec le même message et les mêmes pouvoirs que lui. Il leur a fait confiance pour porter son message par toute la terre après son départ physique de notre terre.
L’un des douze Judas l’a trahi : Cela prouve que l’appel de Jésus ne supprime pas la liberté des hommes comme pour ce fils de l’évangile d’aujourd’hui qui dit oui et qui fait non après. Nous pouvons nous reconnaître en lui.
C’est là que nous retrouvons le rapport entre confiance et liberté. La liberté c’est ce qui permet de nous engager donc de donner notre confiance à une personne ou à une cause. Et dans l’autre sens, nous engager, faire confiance fait grandir notre liberté ? Ne jamais nous engager nous ferait végéter. Que notre foi au Christ nous donne d’aimer ce monde car Dieu l’aime malgré toutes ses imperfections.
Comment passer à côté de l’évènement de ce weekend : L’accueil du pape Léon XIV en France. C’est même l’évènement de l’année pour nous chrétiens. Les médias, merci à eux, vont donner un retentissement démultiplié à ce qui s’est passé à Paris, Lourdes et Metz. J’espère que le plus de monde possible ne restera pas à l’extériorité de cet évènement mais prêtera attention aux paroles fortes dites par notre pape à cette occasion. « Pour que le monde ait la vie ! » On peut le comprendre comme un souhait, comme une prière, comme une bénédiction. Les trois sont vrais.
Réjouissons-nous de l’enthousiasme exprimé par beaucoup de personnes, des jeunes en
particulier. Ces jeunes : On peut se demander : « Quelles sont les motivations profondes qui les ont décidés à venir au stade de France ? Seuls eux le savent. Il me prend à penser qu’au fond d’eux-mêmes, ils se posent la question : « Qui croire ? Quoi croire ? ». Ils entendent tant de messages contradictoires. Alors ils sont venus pour voir si cette parole du pape va sortir de leur ordinaire, va être une parole neuve qui donne de l’élan pour faire confiance en l’avenir et faire confiance à Jésus Christ plus fondamentalement. Prions pour cela.
« Pour que le monde ait la vie » est le thème que Léon XIV nous a donné à méditer. Jésus n’est pas venu sur terre pour autre chose : « Je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance. »
